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26 juin 2019

Zéro déchets : un pari impossible à tenir?

Produire moins de déchets est un des principaux enjeux environnementaux de notre époque. Les groupes Agro Durable et UniAgro ont organisé un atelier « Zéro Déchet » pour y parvenir.

 


 

Quoi que les hommes fassent, ils produisent des déchets comme n’importe quel être vivant. Mais une partie de leurs déchets ne se dégrade pas rapidement voire pas du tout.

Même des produits biodégradables, jetés dans la nature, causent des dommages.

Les groupes Agro Durable et UniAgro ont organisé un atelier « Zéro Déchet » en suivant un des préceptes du mouvement des Colibris : « faire sa part pour rendre le monde meilleur ».

Les participants ont listé les initiatives les plus judicieuses pour tendre vers cet objectif : placer un autocollant « Stop pub » sur les boîtes aux lettres, composter ses biodéchets, réparer ou louer plutôt qu’acheter ou encore faire ses courses avec un sac en coton. Le consommateur choisira alors des produits distribués en vrac.

 

C’est en participant à une conférence ou à un atelier « zéro déchet », sur le modèle de celles pilotées par Agro Durable, que les consomm-acteurs trouveront des solutions simples pour réduire leur production de déchets dans tout ce qu’ils entreprennent.

Pour y parvenir, ils adopteront un mode de consommation et des comportements plus vertueux pour l’environnement. Par exemple, ils allongeront la durée de vie de leurs objets.
Mais au sens littéral du terme, « zéro déchet » est un pari impossible à tenir.

(inter) Consommer différemment

 

Réduire la production de déchets impose de faire des choix. Selon les résultats d’une analyse de cycle de vie, les sacs en papier recyclé ou biodégradables de marque Carrefour ont un impact moindre sur l’environnement lorsqu’ils sont abandonnés dans la nature qu’un vulgaire sac plastique. Mais leur fabrication nécessite 3 fois plus d’eau que celle d’un sac plastique et, émet 80 % à 90% de plus de gaz à effet de serre et de gaz acide. Le bilan environnemental d’un sac biodégradable n’est pas forcément meilleur.

Bien sûr, il n’est pas question de préconiser les sacs plastiques alors qu’a « émergé » au cœur de l’Océanie un continent de plastiques. Mais pourquoi ne pas tout simplement renoncer à utiliser les sacs à usage unique, plastiques ou biodégradables, puisque leurs productions génèrent des déchets. Plutôt de les jeter une fois utilisés, réutilisons-les. Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

 

, Consultante Sénior chez Sia Partners


, Chargée de valorisation chez INRA Transfert

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